Mon monde numérique de demain - La conférence

Publié par astu 'sciences, le 31 mai 2021   750

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Le Lions Club doyen de Clermont-Ferrand en partenariat avec la DAAC académie de Clermont-Ferrand et astu’sciences, vous propose en trois vidéos un dialogue sur l’intelligence artificielle entre Vincent Barra (professeur des universités – UCA – chercheur au LIMOS) et Charles Bodon (chercheur en philosophie numérique de l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) animé par Marie-Catherine Mérat (Journaliste scientifique). 

L’intelligence artificielle connaît ses balbutiements  en 1936 avec la Machine de Turing jusqu’à sa définition en 1956 à la conférence de Dartmouth selon le triptyque suivant : 

  • Une mise à disposition de grandes masses de données
  • Une puissance de calcul et de stockage important
  • L’algorithme d’apprentissage

Ces vingt dernières années, son évolution se concentre sur le deep learning (apprentissage profond, basé sur l'entraînement d'un réseau de neurones sur de très nombreuses données) qui connait de nombreuses applications dans notre vie quotidienne et change notre rapport de confiance face à la technologie. Elle pose la question de l’autodétermination de l’objet technique.  

Cette mise à disposition de masses de données soulève la question de leur exploitation. Il existe par exemple une différence entre reconnaître un visage sur une photographie  et reconnaître une personne.  

Apprendre un algorithme sur des données collectées sur les individus permet de donner une vision adaptée du monde numérique qui nous entoure : Ce que l’on voit dépend de la manière dont nous utilisons les outils numériques.  Ainsi nous nous retrouvons avec des publicités et des articles ciblés pouvant influencer ou conforter notre propre jugement.  Un des risques étant de permettre à des machines d'établir le profil type des utilisateurs en récoltant leurs données. Ceci, afin de connaître leurs goûts ou de les influencer en leur proposant ensuite un contenu spécifique. 

Comparée  aux autres technologies, l’intelligence artificielle inquiète car elle nous ressemble dans sa manière de « réfléchir ».  Elle peut en cela développer les biais avec lesquels l’homme la nourrit. 

Faut-il pour autant avoir peur qu’elle prenne le pas sur l’Homme ? 

Il ne faut pas perdre de vue le fait que l’IA reste un support cognitif pour aider l’homme. Il se pose alors la question de connaître la différence entre la capacité de calcul et l’intelligence. Avons-nous choisi le bon mot en parlant d’  « Intelligence » artificielle ? 

Retrouvez dans les prochaines vidéos, les questions des élèves des lycées Lafayette et Jeanne d’Arc à Clermont-Ferrand, Pierre-Joël Bonté à Riom et Jean Zay à Thiers.

Pour découvrir les capsules dédiées aux questions des jeunes, rendez-vous sur le dossier Intelligence Artificielle