Jour 1 pour l’équipe d’innovation pédagogique autour du BASILE

Publié par Hélène Brignon, le 12 mars 2021   350

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9h du matin sur la petite place de Rochefort-Montagne, un groupe d’animateur·trices et d’accompagnateur·trices de moyenne montagne attend de commencer la formation autour de l’outil BASILE (Bac à Sable Intéractif, Ludique et Educatif) dans la salle prêtée par la commune.



Kévin Conilh, Jean-Charles Deuil, Rachel Girardin, Julien Labidoire, Aurélien Lebrun, Claire Michel, Loïc Michon, Alexandre Prunyi et Didier Sauvestre ont hâte de découvrir ce que Pierre Ducat, Fabien Diaz et Adrien Labrit ont déjà testé au sein de la maison de l’Améthyste.

Ils ont l’allure de ces personnes qui ont le regard tourné vers la lecture du paysage et la patience des apprentissages en pleine nature. L’OCCE est aussi présente pour explorer la dimension collective et pédagogique des potentiels projets. L’usage d’un outil numérique est une nouveauté dans leur démarche. Ils ont l’expertise de ne pas réduire une animation au simple usage d’un outil pédagogique mais de bien l’inclure dans un ensemble. C’est ce qui va être à la base de toute la richesse de ces deux journées de réflexion.

Dès le tour de table, les questions et la motivation arrivent en vrac. Certains ont déjà vu des vidéos mais en anglais. C’est quand même mieux de le découvrir en français.


Comment s’en sortir avec un outil numérique alors qu’on ne maîtrise pas la programmation ? L’envie de faire découvrir des concepts compliqués est très présente. Déjà les pistes pédagogiques émanent des discussions.

La présentation de l’outil

Il est évident que Pierre Ducat, créateur du prototype itinérant de l’outil, a bien travaillé son sujet. Le fait de l’avoir testé pendant plusieurs années en animation lui a fait penser à une multitude de détails pratiques. De par son origine en open source imaginé par un chercheur américain de l’UC Davis – l’Université de Californie, il existe plusieurs bac à sable dans le monde, mais, à sa connaissance, aucun n’a été créé pour être transportable.

Assis sur la malle, une flight case d’environ 50 kg, on ne se doute pas de toute l’infrastructure qui va en sortir. Des piliers en aluminium ont été privilégiés pour la solidité et la légèreté. Le couvercle servira de bac pour le sable. Le sable est mis à part pour éviter d’alourdir la malle.

Enfin arrivent l’ordinateur, le vidéo projecteur et la kinect bien connue des jeunes gameurs mais un peu moins par nos accompagnateurs de nature.

Avant d’animer l’outil, il faut savoir le monter et s’en servir. Le montage n’est pas un problème.

Après l’installation du sable, les petits détails pratiques naissent. Faire un tuto vidéo de montage, ajouter quelques marques supplémentaires pour les repères, ne pas laisser un chat trainer dans le coin…

L’affaire se corse quand il faut s’attaquer au programme utilisé et l’éventualité d’avoir à recalibrer l’appareil. Des petites techniques existent, mais c’est ici que réside la force du groupe naissant. Les plus à l’aise sur ce point pourront soutenir les autres. Un système de maintenance régulière est étudié.

 

Que faire avec cet outil ?

Après un bon repas en extérieur tiré du sac, la journée continue avec les potentialités pédagogiques de l’outil. Quoi de mieux que de commencer avec l’expérience d’une animation.

Les contraintes sanitaires s’imposent vites. Tout le monde se désinfecte les mains avant de manipuler le sable. Il est aussi possible d’utiliser une petite pelle à désinfecter dès le changement de main.

Enfin, une reconstitution des massifs auvergnats à partir d’une carte 3D naît sous les doigts puis disparait chronologiquement pour reconstruire l’histoire du territoire.

Très vite les notions de compréhension des courbes de niveaux et d’écoulement d’eau ou de lave semblent faciles à démontrer.


Mais comment arriver à expliquer la croissance d’un volcan ou encore les inversions de reliefs ?

C’est ici que nos trois animateurs expérimentés arrivent à faire une démonstration mettant tout le monde d’accord.


Il est souligné qu’il est nécessaire d’aller dehors pour sortir du côté hypnotique de l’outil.

L’engouement monte et chacun commence à avoir des idées plus approfondies pour faire découvrir et comprendre des paysages précis du territoire.

Des groupes de travail se forment alors pour penser des animations sur les lieux étudiés par les classes du dispositif « Raconte-moi ton volcan » porté par le Parc des volcans d’Auvergne.  

De quoi faire de beaux rêves avant de commencer la deuxième journée…